Sept artistes vous invitent jusqu'au 20 novembre à la Collégiale St-Pierre-Le-Puellier où leurs œuvres se croisent et s’interpellent dans une scénographie imaginée par un collectif désireux de sortir des sentiers battus pour mieux faire entrer nos émotions.
En ce labyrinthe artistique et coloré, rencontrez les vivants personnages en ciment brut empreints de tendresse de Claire Boris, les sculptures papier de Nathalie Hurtie et celles en carton pop up d' Olivier Valézy.
Entre minéral compact et végétal fragile, de sable en pétales, de luxuriance tropicale en corps hors normes, d' infimes équilibres en improbables rencontres, découvrez dans la nef les toiles de Feli Machí, Rosita Ravon, Magali Sebert et Marie-Christine Defait avec, en point d'orgue dans le chœur, un somptueux feu d'artifice coloré réunissant les artistes présentés dans la suite de cet article.
Claire Boris - Paris (75003)
|
Cette exposition est le fruit d'une réflexion commune puis d'un travail solitaire dans nos ateliers.
Comme l'art de la sculpture est avant tout un art du vivant, mes personnages en ciment brut jalonnent le parcours du visiteur, le guident au fil de la nef, observent, n'hésitent pas à photographier ou à désigner du doigt.
En recherchant de nouvelles émotions nous avons imaginé des œuvres originales. "Ébloui par l'œuvre" au centre du chœur a pour support la grille de métal habituellement cassée puis tordue pour devenir squelette de mes personnages.
Nathalie Hurtier - Vitry-sur-seine (94400)
|
Je travaille principalement sur du papier journal à sec par torsions, déchirures, tressage, compression et pliage.
Composées en strates successives mes sculptures ne possèdent pas de structure interne. Elles saisissent l'infime instant où tout peut basculer, le point d’équilibre entre un avant et un après, le passé et l'avenir.
Féli Machi
|
J'aime bien explorer, travailler sans filet. Travaillés sur du papier marouflé sur toile puis sur bois, les corps nus prennent des aspects déchirés.
Dépassant les limites du cadre, elles montrant l'importance prise par le "hors normes" jusque dans nos propres vies.
Rosita Ravon
|
En ce monde où tout est "traces", j''aime travailler la matière et la couleur à travers la luxuriance de la végétation tropicale. Traitée librement sans concession, elle montre l'authenticité de mon attachement à ce Monde.
L'important est de transmettre l'importance de la vie et de la relation avec l'autre.
Marie-Christine Defait
|
Le sable est la mémoire de notre Terre. Je traque et je trace les passages du temps à travers les sables du monde entier.
Ce travail de mémoire permet à ceux qui restent de réfléchir sur leur passé, de revoir ceux qui ont disparu, qu' ils ont croisés un jour ou qui s'éloignent.
Les deux toiles suspendues exposées dans la nef ont été crées spécialement pour l'exposition à partir de papier journal .
Magali Sebert
|
Je m'inspire du végétal, de fleurs fanées à qui je donne une seconde vie grâce à l'acrylique sur toile
Inspirée par la lumière, le mouvement, la fragilité de la nature ou la fuite du temps je laisse libre cours à mon imagination.
J'aime à créer des émotions, des paysages oniriques, des pétales mouvantes et délicates où le visiteur peut entrer.
Olivier Valézy
|
Travaillées sur des cartons pliés en trois dimensions puis pressés, les 40 sculptures "conciliabule" sont une réflexion sur l'Humain, les rencontres et les divers comportements qui s'ensuivent, les instants où le dialogue devient possible.
Ma "twin tower" évoque l'actualité et le devoir de mémoire de l'artiste dont l'oeuvre s' ancre dans l'inconscient collectif.
"Communes différences – Comme une différence"
Collégiale Saint-Pierre-le-Puellier Du mardi au dimanche de 14h à 18h,
|



/image%2F1029267%2F20230706%2Fob_c9e272_portrait-alink.jpg)