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VIVRE AUTREMENT VOS LOISIRS avec Clodelle

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Rencontrez les artistes, les créateurs, les intervenants, les organisateurs... Et sortez vite de la morosité !


Interview: Brahim Bouchelaghem transcende l’USURE du corps – A découvrir le 16 octobre à L’ALLIAGE d’Olivet

Publié par clodelle45 sur 14 Octobre 2020, 18:30pm

Catégories : #INTERVIEW, #Olivet, #LOISIRS A ORLEANS METROPOLE

Vendredi prochain 16 octobre, Brahim Bouchelaghem, avec à ses côtés six danseurs, présentera "USURE" sa pièce chorégraphique à la croisée du hip-hop et de la danse contemporaine en l’espace culturel l’ Alliage d’Olivet. La billetterie en ligne est ouverte ici…

Dans cette interview illustrée par des images d'USURE, le chorégraphe et danseur roubaisien fondateur de la compagnie Zahrbat, (dont vous découvrirez l’éblouissant parcours dans la suite de cet article),  évoque la genèse de cette pièce, sa construction autour de la répétition, de la transformation du mouvement, les deux danseuses venues exprimer toute la force de la Femme  et cette résistance qui ouvre d’autres chemins.

Cette conversation met en lumière combien le sujet de l’USURE est universel. Le quotidien de chacun.e de nous, terriblement pesant dans  le contexte sanitaire actuel,  fait que ce spectacle parle à tous les publics.

Pour conclure, Brahim Bouchelaghem évoque également ALMATAHA,   sa nouvelle création pour jeune public de 6 à 77 ans à découvrir sur les routes à partir de fin janvier 2021.  En savoir plus…

 

Brahim Bouchelaghem: de 12 à 48 ans… parcours d’un infatigable passionné

Passionné par la danse, Brahim Bouchelaghem s'est initié au hip hop dès l'âge de 12 ans. Repéré à 24 ans par le grand chorégraphe Farid Berki,  il rejoint en 1998  la Compagnie Käfig pour la création de Récital.  Cinq années passées aux côtés de Mourad Merzouki autour du projet Mekech Mouchkin  lui permettent d’approfondir son travail d’interprète et de connaître une première expérience de formateur et d’assistant chorégraphe.

La Compagnie Accrorap accepte en 2004 de présenter Zahrbat, première création en solo qui donnera en 2007 le nom à sa compagnie. Cette même année Carolyn Carlson décide de soutenir son travail de  "poète chorégraphe".

En 2008, il créée El Firak et l’année suivante, What did you say?, solo en collaboration avec Carolyn Carlson lui permettra de dépasser le vocabulaire hip hop et de s’insérer dans le mouvement de l’écriture contemporaine.

Davaï Davaï, fruit de sa rencontre le crew de danseurs hip hop TOP 9 voit le jour en 2010. Suivront une tournée de quatre années et deux nominations aux Golden Masks en Russie  (équivalent russe des Molières) dans les catégories meilleur spectacle et meilleur chorégraphe.

 

Artiste associé au CCN de Roubaix de 2011 à 2013, il rejoint l’équipe de création pour we were horses de Carolyn Carlson et Bartabas. En 2012, il crée Tracks, sur une musique jazz et,  en hommage à sa mère, Hiya (elle) porté par trois femmes.

 

L’installation de sa compagnie au Studio 28 à Roubaix lui permet de développer son projet artistique, de résidence et d’enseignement à partir de 2013.

Suivront d’autres créations: Sillons et Tracks  (2014) , And Then… (2015), CRIIIIC ! pour jeune public (2016), MOTION – Peremishchennya (2017), Run et  USURE, pièce pour 7 danseurs (2018).

En cette année 2020, Brahim Bouchelaghem se consacre à sa prochaine création jeune public ALMATAHA, pièce pour 3 danseurs, danse, marionnettes et objets dont les premières représentations sont prévues en 2021.

 

Continuer à danser, c’est résister à l’usure

Certes le terme  "Usure" interpelle  le danseur et chorégraphe roubaisien. A  48 ans, une réflexion s’impose autour des limites et de la résistance du corps humain. 

Toutefois lorsqu'on interroge Brahim sur l’âge auquel il compte s’arrêter, il répond dans un grand éclat de rire  "Je n’envisage pas de m’arrêter, tant que mon corps me dit continue… je continue!".  Il a travaillé sur son "propre ressenti" et décidé de combattre l’érosion du temps et de la métamorphoser en une nouvelle source de création. 

"En résistant et en passant par un autre chemin",  ce mouvement répétitif  difficile à réaliser s'est transformé. Surgie au fil des séances de travai, la chorégraphie induit de nouvelles figures d’une surprenante beauté.

 

Choisir des danseurs correspondant à son propos

Brahim Bouchelaghem n’a pas organisé de casting, il a choisi des danseurs dont la "manière de bouger" correspondait à son propos. Chacun possédait sa propre technique et tous "ont énormément apporté au fil des résidences"

Difficultés, résister, se régénérer, autrement… à partir de ces simples mots suggérés chacun a improvisé jusqu’à ce que de cette épuisante répétitivité gestuelle surgisse la chorégraphie définitive  d’USURE.

 

Une pièce où s’impose la force de la Femme

"Loin d’être has been", le HIP HOP a s'adjoindre des formes d’expression très contemporaines. Au début vers les années 1980,  la Femme n’était guère reconnue. Il en est autrement aujourd’hui.

A la création d’Usure une seule danseuse "apportait déjà énormément et réussissait parfaitement à s’imposer face à 6 hommes". Vendredi prochain sur la scène de l’Alliage, deux danseuses viendront démontrer plus encore la puissance que peut prendre la force de la Femme.

 

Face à la pandémie, l’USURE est devenue le quotidien de chacun.e

Brahim n’est pas favorable à  "des pièces où on invente car un vécu vaut plus qu’un mythe". 

Force est de constater combien aujourd’hui  "la pièce USURE  parle à tout le monde". Face au coronavirus,  "on se sent complètement usé mais on n’a pas le choix: on doit changer notre mode de vie. Notre corps nous le demande sinon on peut tomber malade ».

Restons néanmoins optimistes, transformons la morosité ambiante grâce à  "la gaîté apportée par les artistes". Aujourd’hui plus que jamais,  il convient de  "redonner au public la liberté d’aller voir les spectacles",  à commencer par la représentation prévue le vendredi 16 octobre à L’ALLIAGE, nouvelle salle de spectacles d’Olivet. La billetterie en ligne est ouverte ici…

 

ALMATAHA, voyage initiatique de 6 à 77 ans

La situation sanitaire actuelle ne permettait pas la reprise de cours de danse au studio 28 pour cette saison. Il en fallait plus pour décourager Brahim le combatif qui se concentre essentiellement sur la création chorégraphique et l'accueil en résidence de compagnies.

Les résidences se succèdent pour ALMATAHA, nouvel opus à destination du jeune public présenté ici de façon exhaustive sur le site de la Compagnie Zahrbat. Cette pièce chorégraphique pour 3 danseurs prendra la forme d’un voyage initiatique où "l’univers extraordinaire de la marionnette et des objets"  croisera celui de la danse.

N’oublions pas que ce danseur, interprète et chorégraphe est avant tout un poète dont Carolyn Carlson avait repéré le travail dès 2007…  Les envolées métaphoriques induites par "cette manipulation dansée, de matière et de corps"  élèvera les spectateurs  vers des mondes imaginaires.

Ce parcours initiatique sera  accessible dès 6 ans mais, comme "nous sommes tous des enfants, les adultes vont également s’y retrouver"  conclut Brahim Bouchelaghem.

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